10.10.2008
Bouleversement
Hier soir, j'ai appris une nouvelle qui m'a bouleversé. Non, il ne s'agit pas d'un décès ou d'une maladie. Je suis bouleversé, car cela remet en cause l'ensemble de ma vie. Je vous ai beaucoup parlé travail, maintenant, je vais vous parler de ma famille.
En contact avec mes parents hier, j'ai appris qu'ils souhaitaient "changer de vie". Ils veulent quitter leur ville natale, et partir dans une région lointaine. Trouver un nouveau travail. Acheter une nouvelle maison. Bref, tout changer. Je trouve cela très risqué, car ils ne sont plus "jeunes", mais surtout que l'age de la retraite approche, et qu'ils peuvent tout perdre. Oui, c'est quelquechose que je ne souhaite pas, mais il faut savoir que cela peut arriver. Cette perspective m'effraie enormément. Cela m'effraie d'autant plus que c'est la disparition de mes repères va accompagner ce changement. Oui, pour moi, c'est un pan de ma vie qui va bien disparaitre. Comme beaucoup de personnes, les parents, et leur vie, sont un point fixe, un port d'attache, qu'il est possible de retrouver par mauvais temps. La disparition de ce port d'attache rend la vie plus incertaine, mais surtout, elle détruit la vie. Une partie en tout cas.
Ma vision est sans doute égoiste, mais je ne peux la concevoir autrement. Je doute beaucoup et la sécurité de savoir un point fixe près de moi, est un véritable soulagement. En outre, j'ai pu découvrir énormément de chose au cours de ma vie, et je suis sûr d'une chose : rien n'est jamais aussi rose qu'on l'imagine. Pis, les cartes sont déjà distribuées, et il faut s'en accomoder. Oui, les dangers sont présents, mais on peut les éviter. En prenant cette décision, elle n'est pas encore officielle, mes parents se mettent en danger. Ils provoquent le destin, et peuvent perdre beaucoup. Je dois par conséquent les avertir. Leur dire. C'est dangereux, mais vont-ils m'écouter?
13:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.09.2008
Changer de métier?
Je vais vous parler de mon équipe. Normalement, l'organisation de nos travaux est toujours la même. Nous avons notre "zone de chantier", et nous évoluons dessus afin de trouver des indices pour orienter nos recherches ou des preuves pour étayer nos arguments. Cela est le chemin classique. Il se trouve que le chef que j'ai actuellement à décider de ne pas respecter ces règles, et de nous faire basculer vers le monde de l'enfance. Oui, je suis retourné avec lui à l'école primaire. Il lit nos travaux, puis nous les rend "tachés" de remarques plus stupides qu'humiliantes... Ainsi, les " c'est faux", "ça ne veut rien dire" et autres "peut mieux faire" se retrouvent sur des documents professionnels. C'est ça façon de faire. Comme si cela ne suffisait pas, il fait de la rétention d'informations. Oui, nous évoluons sur un chantier sans savoir ce qu'on attend de nous, et sans aucune notion de temps. Bien entendu, il sait toutes ces choses, et n'hésite pas à les partager avec les autres chefs, mais il prend soin pour le faire de se mettre à l'écart... Je trouve cette attitude absolument pas constructive. On nous affuble d'objectifs de sociabilisation et de team building, mais face à cela, on trouve des gens comme mon chef. Bref. Depuis ce début de semaine, je fais une véritable fixation sur son comportement. D'aucuns diraient que je devrais m'exprimer, mais malheureusement, je me suis condamné au silence, car je suis en période d'essai.
A part cela, j'ai envie de changer de métier. Je me demande parfois si je n'ai pas fait une erreur d'orientation. Je crois vous en avoir déjà parlé, mais cela me tracasse beaucoup. Cette période d'essai pourrait être l'occasion de sauter le pas. Je n'ai pas ce courage, ni cette folie, car mon emploi me rémunère assez bien, et je ne sais pas vraiment quoi faire d'autres. Ah si, j'avais plus confiance en moi, je serais déterminé dans mon orientation, et même après les chutes, je me revèlerais. Je ne suis pas comme cela, je doute beaucoup.
15:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2008
Partir!
Ce soir, j'ai envie de partir loin! Mais, avant cela, j'ai envie de t'avoir une arme et de tirer dans la tête de quelques personnes. Et oui, je suis encore au boulot, et ça me saoule!
Le lundi doit être une journée barbante. Ce fut le cas aujourd'hui. Le chef de mon équipe a aujourd'hui excellé dans le détestable. Il nous traite comme des chiens. Nous (mon équipe) n'avons pas le droit à l'information. Nous sommes contraints à attendre qu'il daigne nous informer. Ainsi, du jour au lendemain, il peut nous annoncer que nous allons partir en déplacement très loin. Bien entendu, toute considération pour la vie privée de ses subalternes n'existe pas. En outre, il refuse toute contestation. Faire part de son insatisfaction? N'y penses pas, il vous sanctionne aussitôt... Bienvenue dans la dictature! Vous comprenez maintenant mes pulsions de violence... et en plus, il se trouve en face de moi toute la journée! Vous voulez que je décrive? Il est jeune, petit, les cheveux marrons et les yeux clairs. Il a un nez de petit cochon, et une tête de bogosse qui a du réussir à séduire toutes les filles... Il lui arrive parfois de dévorer son gobelet en carton pour diminuer son stress...
Ah si seulement, on pouvait dire "bye bye" à tout ça. Je comprends que certaines personnes jouent à la loterie afin de décrocher leur indépendance. Oui, nous ne sommes pas libres, car nous devons gagner de l'argent pour vivre. Les prisonniers ont leur boulet, nous avons notre portefeuille. Parfois, je m'interroge sur la vie à l'étranger, ou plus simplement à une vie dans une autre catégorie de la population. JE dois dire que je connais la galère, et je n'absolument aucune envie d'y retourner. Peut être que si j'étais mieux né, je n'aurais pas ces craintes. C'est la grande question!
19:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


